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Située entre Albigeois et Lauragais, Lavaur est l’une des plus vieilles cités du Tarn. Son castrum remonte à l’an 1035, et la fondation de l’église Saint Alain à 1098.
Au 12e siècle, Lavaur devient l’un des bastions du catharisme dans le Midi. Cette conversion lui vaudra de subir deux sièges, dont l’assaut sanglant de 1211 conduit par les troupes de Simon de Montfort. Dame Guiraude, seigneur de Lavaur, est précipitée dans un puits, et 400 hérétiques périssent dans les flammes du plus grand bûcher de la Croisade.
Entrée dans le giron des rois de France, Lavaur est désormais au centre d’un vaste consulat qui alimente à partir du 14e siècle d’importantes foires et marchés. Promue au rang d’évêché en 1318, la ville s’affirme comme la métropole de l’ouest tarnais. A l’actif des prélats qui se succèderont au siège épiscopal jusqu’en 1793, on relève les embellissements de la cathédrale, la construction d’un vaste hôpital au 18e siècle et d’un splendide pont de pierre sur l’Agout. La ville sous l’ancien régime est également le siège de nombreuses confréries religieuses marquées par une dominante franciscaine.
Avec la création d’une manufacture royale de soies et d’étoffes au milieu du 18e siècle, Lavaur est un pôle de production du textile. L’ancienne capitale du diocèse devient sous-préfecture (1800-1926). Dans cette cité prospère naîtra Lucien Mengaud, chantre de la poésie occitane et auteur en 1844 de « La Toulousaine » .
Chef d’œuvre de l’architecture du premier gothique méridional, ce bel édifice en brique bâti à partir de 1255 a remplacé une première église construite en 1098. L’ouvrage qui surplombe l’Agout se caractérise par une nef unique bordée de chapelles (rajoutées aux 14e et 15e siècles) flanquée à l’est d’une abside et à l’ouest d’un puissant clocher-tour avec un portail monumental (fin du 15e).
Le Grand-orgue Cavaillé-Coll est installé en1876, derrière un splendide buffet en bois sculpté polychrome (1523), chef-d’œuvre de l’art de la Renaissance dans le Midi.
La ville de Lavaur est la seule dans le Sud-ouest de la France à posséder un Jacquemart, automate en bois hissé dans une tour de la cathédrale au début du XVIIème siècle.
Cette tour, qui abrite aujourd’hui l’Office du Tourisme, est l’un des rares vestiges des anciennes fortifications de la ville, faisant de Lavaur une véritable forteresse.
Fondée par les vicomtes de Lautrec avant 1235, l’église Saint-François se place parmi les premières implantations franciscaines dans le Sud-Ouest (13e et 14e). Endommagée à la Révolution, l’église reçoit un nouveau décor au 19e siècle et le bel orgue dû au facteur Théodore Puget en 1848.
Ce très bel édifice conçu pour abriter l’hôpital du diocèse de Lavaur fut construit au 18e. Il perpétue la tradition hospitalière de la ville et abrite aujourd’hui le Centre hospitalier régional Philippe Pinel.
Une légende « vivante » : le Jacquemart |
| Au temps des guerres de religion de la fin du XVIème siècle, Catholiques et Calvinistes se disputaient la possession de notre contrée, et la ville de Lavaur voyait l’exercice du pouvoir passer des uns aux autres. Un jour, les Catholiques, sortis de la ville pour repousser une troupe de calvinistes, se seraient emparés d’un groupe d’assaillants et de son chef - auquel la légende attribue le nom de Jacques Marc -. Amené dans nos murs et emprisonné à Saint Alain dans la tour de l’horloge, il se serait vu condamné à sonner les heures nuit et jour en lieu et place du sonneur ordinaire.
Le prisonnier qui avait quelques notions de mécanique, aurait constitué un mécanisme capable de sonner les heures assez régulièrement. S’étant assuré que son automate adapté à la cloche fonctionnait, le prisonnier aurait trouvé le moyen de s’échapper. Aujourd’hui encore les heures des vauréens sont rythmées par les coups du Jacquemart en haut de Saint Alain. |
Tour des Rondes
81500
LAVAUR
Téléphone : 05 63 58 02 00 E-mail : ot@ville-lavaur.fr