ville fleurie


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Circuit de visite

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Etape 1 : LA CATHEDRALE SAINT ALAIN et le JACQUEMART

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La cathédrale Saint Alain de Lavaur est l’un des chefs d’œuvres de l’architecture gothique méridional. Elle est construite sur le site d’un premier prieuré roman dédié à Saint Alain et fondé en 1098 par les moines bénédictins de l’abbaye de Saint Pons de Thomières. Pour remplacer ce premier édifice - dont subsiste la remarquable table d’autel en marbre - ruiné en 1211 après le siège de Lavaur, une charte est signée le 15 mars 1255 entre les chevaliers et prud’hommes de la ville. La construction de ce vaste édifice ( 41, 5 m x 13,6 m pour 23 m de hauteur de voûte) s’étale durant toute la seconde moitié du XIIIème siècle. La construction en briques - au départ une simple " boîte " de 5 travées timidement ouvertes et fortement contrebutées - s’inscrit dans la généalogie des premières églises gothiques du sud-ouest : après les Cordeliers, Saint Etienne de Toulouse et Rabastens, mais avant Sainte Cécile d’Albi. Déjà gothique par son programme de chapiteaux sculptés, le portail sud est, avec ses voussures cintrées, de style roman. Avec la promotion de la ville au rang d’évêché en 1318, l’église devenue cathédrale connaît une série d’embellissements : abside côté est en 1332, chapelles nord et sud entre le XIVème et le XVIème siècle, puissant clocher-tour et portail monumental à l’ouest au XVème siècle. Le grand orgue Cavaillé-Coll a été installé en 1876 dans un magnifique buffet d’orgue en bois sculpté polychrome, chef d’œuvre de l’art renaissant du Midi. Curiosité, la cathédrale conserve le seul exemplaire de Jacquemart dans le sud-ouest. Il s’agit du 3ème automate depuis l’installation d’un premier sonneur en 1704.

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Etape 2 : LES JARDINS DE L’EVECHE

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Lavaur est promue au rang de siège épiscopal en 1317. La ville occupe la pointe nord-ouest d’un vaste évêché qui comprend le sud de l’actuel département, entre l’Agout et la Montagne Noire. Après s’être installé sur l’actuelle place du Palais, les évêques construisent leur demeure contre le flanc nord-est de la cathédrale. Ce Palais fortifié organisé autour d’une cour centrale, est contraint à l’ouest par le cloître de la cathédrale (qui disparaît après la Révolution). Au XVIIème siècle, les évêques obtiennent de particuliers des terrains hors des remparts. Ils rachètent aux consuls ces vieux murs, comblent les fossés et établissent là de vastes jardins : parterres à la française, potager, vivier...Une aile neuve est construite le long de l’Agout pour jouir de cet espace jardiné. Le Palais et ses annexes sont vendus à la Révolution, puis détruits au XIXème siècle. Cet espace devient propriété communale en 1852 ; il est transformé en jardin à l’anglaise dès 1857. Nommé " Jardin Las Cases " en souvenir du célèbre mémorialiste de l’Empereur à Sainte Hélène (installation d’un statue en 1865), il est ensuite rebaptisé " Jardin de l’Evêché ". Belvédère sur l’Agout, le jardin permet d’admirer le remarquable pont Saint Roch, monumental ouvrage de pierre construit entre 1773 et 1791, déployant une arche de 49 m d’ouverture (longtemps la plus grande arche en France construite d’un seul tenant).

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Etape 3 : LE PLÔ (site du château de Lavaur)

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Site primitif de l’histoire urbaine de Lavaur, la terrasse du Plô forme un éperon dominant l’Agout. Le lieu est choisi par les premiers seigneurs de Lavaur pour édifier un château (cité dès 1035) autour duquel va s’agréger un bourg castral. Il fut peut être le dernier refuge des cathares de Lavaur lors de la prise sanglante de la ville par les troupes de Simon de Montfort le 3 mai 1211 : dame Guiraude de Laurac, co-seigneuresse de Lavaur est jetée vivante dans un puits de la ville et 400 cathares sont brûlés sur le plus grand bûcher de la croisade. Après cet épisode tragique, la cité seigneuriale passe à la couronne de France et le château du Plô, en partie démantelé, servira de salle de justice et de prisons royales. Les consuls de la ville font raser les derniers vestiges en 1622 et transforment le site en esplanade publique formant terrasse au-dessus de la rivière. Ces modifications s’achèvent au XVIIIème siècle par des travaux d’embellissements diligentés par la ville et l’évêque.

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Etape 4 : LA MAISON OCCITANE

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Datant des XV et XVIème siècles, cette demeure, au 7-9 rue Père Colin, appartenait à un notable à l’époque du pastel. Elle allie parfaitement la pierre, la brique et le colombage. Du soleilhou, on peut admirer la Cathédrale et son Jacquemart.

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Etape 5 : TOUR DES RONDES

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La Tour des Rondes de Lavaur est l’unique vestige encore visible des anciens remparts de la ville. Inscrite sur le chemin de ronde, elle défendait côté sud les fossés qui se jetaient dans le ruisseau du Naridelle. La dépression du Naridelle, qui obligeait les voyageurs de Toulouse à Castres à traverser la ville, ne sera partiellement comblée qu’à la fin du XVIIIème siècle (actuelle route de Castres). Cette belle tour circulaire en brique, construite au XVIème siècle, est fortement remaniée en 1627. Appelée " Tour du bourreau " au début du XIXème siècle, elle devient propriété de la commune en 1826. La tour servira de " tuerie publique " à partir des années 1830, avant que des abattoirs municipaux ne soient construits au quartier Saint Roch en 1871. Inscrite à l’Inventaire des Monuments historiques, la Tour abrite depuis quelques années l’Office du Tourisme de Lavaur.

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Etape 6 : RUE VALAT VIEL

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Au XIIIème siècle, les fortifications marquaient ici et dans la rue Carlesse, la limite de la ville. Cette rue possède encore quelques maisons à colombage et soleilhou (greniers ouverts).

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Etape 7 : L’EGLISE SAINT FRANCOIS

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Le démantèlement des fortifications du castrum de Lavaur après 1211 lié à une forte poussée démographique, provoque un fort accroissement urbain au XIIIème siècle. La ville déborde largement vers l’ouest, le long de la route de Toulouse. Cet axe, qui devient rapidement la rue droite du Barry (actuelle Grand rue), a dès l’origine une vocation marchande. Le nouveau quartier se structure notamment autour de l’implantation avant 1235, d’une communauté franciscaine regroupant une église et un monastère. En 1398 des sœurs clarisses s’installent à proximité (rue des Mounasses). La construction de l’église Saint François, orientée sur un axe nord-sud, s’étale sur trois siècles : chœur du XIIIème, abside du XIVème et nef du XVème siècle. La consécration n’intervient qu’en 1512. L’édifice (56 m x 11 m x 17 m de hauteur sous voûte) qui est aujourd’hui la plus grande église franciscaine du sud-ouest, abrita les chapelles des confréries marchandes de la ville. Son décor intérieur du XIXème siècle, particulièrement homogène, fut confié à des toulousains : peintures de voûtes par Gayral et vitraux de Bordieu (1852-53) puis de Gesta (1888), terres cuites de Virebent. Le grand orgue est construit par le facteur toulousain Théodore Puget (1866).

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Etape 8 : LES ALLEES

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Les « allées » ou « promenades » encerclent la vieille ville. Elles sont aménagées à l’emplacement des anciens remparts (détruits en 1776) et des fossés de la ville. On y découvrira la Halle aux Grains, un relais de poste de 1802, un kiosque à musique de 1900, la villa Bayard, l’hôpital (fini en 1738), qui servit de manufacture royale d’étoffe de soie de 1738 à 1756.

Les allées se terminent sur le tribunal Second Empire (1859). Au-delà des nouvelles Allées s’étend la ville du XIXème siècle qui marque la troisième phase d’urbanisation de la ville. Les nouveaux quartiers progressent autour de l’implantation d’équipements structurants : Prison (1835) et Tribunal (1859) côté est, une Halle aux Grains à l’ouest, construite par l’architecte Aurignac en 1881, et enfin, une gare au nord de la ville (1884). En 1874 on installe au bout des Allées la belle Fontaine des Trois Grâces (déplacée en 1966 au centre du rond-point).

A proximité :

ENTREE DE LA GRAND RUE (Des fossés aux allées)

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Au cours du XIIIème siècle Lavaur entre dans sa deuxième phase d’expansion, marquée par l’urbanisation des zones situées à l’ouest du castrum primitif. Ce " barry " (quartier) neuf est rapidement clôt par un vaste rempart (actuelles Escoussières) lui-même protégé par un profond fossé en eau. Principale entrée de ville, la porte d’entrée sur Grand Rue était marquée par un dispositif défensif monumental appelé " Balouard ", reconstruit au début du XVIIème siècle, composé de tours, barbacanes et gabions défendant le pont qui enjambait le fossé. Le comblement de ce fossé (1755-1782) précède la destruction des remparts en 1778. Depuis, la coulée verte des Allées accueille, tous les samedis, l’un des plus importants marchés du département.

L’HOPITAL (Lavaur : une tradition hospitalière)

Le très ancien hôpital Saint Jacques situé au cœur du castrum et remplacé dans la seconde moitié du XIVème siècle par un nouvel établissement, plus vaste, nommé Hôpital Notre Dame la Belle. Cet " Hôtel-dieu " - site de l’actuelle Ecole du Centre et du Square Mengaud - comprend des bâtiments de soins pour les malades et les pauvres, des cours, un jardin et une chapelle. A l’étroit contre les remparts de la ville, trop exiguë et sans cesse rénovée, la vieille institution est reconstruite hors les murs. Les travaux de cet hôpital général du diocèse de Lavaur, seront en partie financés par un legs annuel de 1800 livres, accordé par Victor Augustin de Mailly, évêque de Lavaur de 1687 à 1712. La première pierre est posée le 11 avril 1729 ; le gros œuvre est achevé en 1733 mais l’édifice n’est livré qu’en 1756. Ce vaste bâtiment en briques entre cour et jardins constitue un ensemble remarquable. Vidé de ses malades entre 1756 et 1772, il sert d’entreprise de filature et tissage d’étoffes de soie, élevée ensuite au titre de manufacture royale. Des travaux d’agrandissement de l’hôpital sont menés vers 1845, puis repris à la fin du siècle sous l’impulsion du docteur Georges Guiraud. L’hôpital est aujourd’hui un Centre Hospitalier Régional performant.

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Etape 9 : L’HOTEL DE VILLE ET LE LYCEE

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L’histoire de l’enseignement à Lavaur nous ramène au moyen âge. Au début du XVIème, siècle la gestion du collège de Lavaur est partagée entre le chapitre cathédral et le pouvoir consulaire. Situé dans le quartier neuf du Barry (rue de l’Ecole), le collège déménage après 1600 dans le quartier de la Salvetat. Sur proposition de l’évêque de Lavaur, la régence du collège est confiée en 1641 aux pères doctrinaires. Le collège des doctrinaires de Lavaur, l’un des plus importants de cet ordre enseignant pour le Languedoc, compte 250 élèves en 1720. Un temps occupé par les services de la mairie, les locaux sont affectés en 1838 au Petit Séminaire de Lavaur ; à cette date la mairie s’installe dans le très bel hôtel particulier du XVIIIème siècle, ancienne maison de la famille Clauzade-Malezieux. L’école supérieure de garçons qui occupe les lieux après 1906, est transformée en Lycée en 1972 (Lycée Las Cases). Le beau jardin de la Mairie rappelle aujourd’hui l’ancien jardin des évêques de Lavaur.

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Etape 10 : LES BERGES DE L’AGOUT

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Depuis les fortifications du Plô, nous avons un charmant point de vue sur le port en bordure d’Agout. Ce port fut ruiné au XVIIIème par la prépondérance de Castres et la fin du transport par voie fluviale. La grande crue de 1930 va achever d’effacer les derniers vestiges.

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